À Jérusalem ? Oui !

La situation de l’IFTJ favorise l’acquisition d’un bagage en langues bibliques qui permet aux étudiants d’aborder l’exégèse des textes dans leur langue originelle (hébreu, grec koinè, araméen). C’est ainsi que l’on découvre des richesses insoupçonnées contenues dans la Parole de Dieu.

Lors de « voyages découvertes », une série de cours magistraux est donnée au milieu de sites archéologiques. C’est une immersion totale dans la culture, l’histoire et la géographie de la Bible.

Une direction divine

Il y a quelques années, je partageai avec mon épouse la pensée que le Seigneur avait déposé sur mon cœur : fonder une école de formation francophone en Israël, afin de communiquer aux étudiants les racines juives de la foi chrétienne tout en leur permettant d’explorer la géographie et l’archéologie du pays de la Bible. Bref, passer d’une lecture des Écritures en « noir et blanc » à une lecture en « couleur et en relief » !

En mai 2006, nous organisions à Jérusalem une série de conférences auxquelles participèrent plusieurs pasteurs du monde entier. Alors que je parcourais, avec quelques-uns d’entre eux, les lieux où Jésus avait marché, nous discutions avec émotion des rêves que nous avions dans nos cœurs. Une fin d’après-midi, en les ramenant à leur hôtel, je leur parlai de mon rendez-vous avec un agent immobilier qui devait m’aider à trouver de toute urgence un appartement pour ma famille car mon propriétaire vendait tout. Je m’apprêtais à les quitter, quand l’un d’eux, le pasteur Éric Célérier, me dit : « En face du jardin du tombeau, se trouve une centrale d’autobus et à droite de la centrale d’autobus, se trouve un bâtiment. C’est le bâtiment que Dieu a choisi pour l’école ! Les étudiants pourront même faire leur culte personnel là où Jésus est ressuscité ! » En écoutant cela, j’ai éclaté de rire car le moindre mètre carré dans cet endroit, tout proche de Golgotha, devient rapidement l’objet de convoitises et même de violences. C’est l’un des lieux les plus sensibles du pays. Je lui répondis : « Tu déraisonnes ! Tu ne te rends pas compte de ce que tu es en train de me dire. »

Lorsque je rencontrai l’agent immobilier, elle me fit visiter un appartement trop onéreux et mal placé qui ne me convenait absolument pas. Dans la conversation, elle me demanda quel était mon métier. Je lui répondis que j’étais un pasteur protestant. Et là, elle s’exclama : « Ça alors, j’ai grandi avec des protestants. Tu fais des cultes ? Bon, j’ai quelque chose pour toi dans la rue des prophètes ! » Je la suivis en pensant que la rue des prophètes était du côté israélien… Elle m’amena à 150 m du jardin de la tombe. À droite d’une centrale d’autobus, il y avait un bâtiment. La rue des prophètes (du temps de la Jordanie avant 67) s’arrêtait juste à cet endroit-là. Je n’en croyais pas mes yeux. En entrant dans les locaux, je me suis rappelé toutes les paroles que mon collègue pasteur avait exprimées moins d’une heure auparavant.

Ce bâtiment était très convoité, mais Dieu avait décidé que cela convenait pour mon projet d’école. Suite à cette location, une vague de persécutions, de menaces de mort et de démêlés avec la justice s’abattit sur nous. Nous eûmes finalement gain de cause et pûmes investir les lieux. À Dieu soit toute la gloire !

Peut-être que vous qui lisez ces lignes, sentez-vous le Seigneur vous interpeller pour venir étudier à l’Institut et Faculté Francophone de Théologie de Jérusalem. Alors, pourquoi ne pas nous rejoindre en Israël ? Prenez un moment pour prier.